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Stress et absentéisme : un enjeu de performance pour les entreprises au Maroc

Stress et absentéisme : un enjeu de performance pour les entreprises au Maroc

Un lundi matin, trois personnes manquent dans le même service. Une migraine, un enfant malade, « un coup de fatigue ». Pris un par un, ces arrêts n’ont rien d’alarmant. Mais quand ils se répètent, semaine après semaine, ils racontent souvent la même histoire : celle d’une équipe qui s’use en silence.

La Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, a remis le sujet sur la table. Pour les entreprises, la question n’est plus de savoir si le stress pèse sur leurs équipes, mais combien il leur coûte et ce qu’elles peuvent faire pour le réduire.

Ce que disent les chiffres

Selon une analyse publiée par le cabinet Phénicia Conseil sur les ressources humaines au Maroc, le taux moyen d’absentéisme serait passé de 4,6 % en 2019 à 5,8 % en 2024. Le même document estime le coût direct de l’absentéisme à près de 4,5 milliards de dirhams par an pour l’économie nationale. Parmi les causes évoquées, le stress professionnel arriverait en tête (38 %), devant les maladies chroniques (27 %) et la démotivation (21 %).

Ces données restent à prendre avec prudence, faute d’enquête publique détaillée sur le sujet. Elles rejoignent pourtant ce que l’Organisation mondiale de la santé observe à l’échelle mondiale : selon l’OMS, la dépression et l’anxiété font perdre chaque année 12 milliards de journées de travail, soit environ 1 000 milliards de dollars de productivité. L’OMS estime aussi qu’en 2023, 16 % des adultes en âge de travailler souffraient d’un trouble mental.

Pourquoi le stress finit par coûter cher

L’absence n’est que la partie visible. Avant d’en arriver là, un collaborateur sous pression passe souvent par une longue période où il est présent, mais moins concentré, plus irritable, moins créatif. Les erreurs se multiplient, les tensions aussi, et la charge se reporte sur les collègues, qui s’épuisent à leur tour.

L’OMS cite parmi les principaux risques pour la santé mentale au travail une charge ou un rythme excessifs, le manque de personnel, des fonctions mal définies, le manque de soutien des collègues ou un encadrement autoritaire. Autrement dit, une grande partie des causes se situe dans l’organisation du travail et dans la qualité des relations. C’est plutôt une bonne nouvelle : ce sont des leviers sur lesquels l’entreprise peut agir.

Les signaux à ne pas ignorer

Les managers et les équipes RH sont souvent les premiers témoins. Certains signes méritent qu’on s’y arrête :

  • une fatigue qui dure, des troubles du sommeil évoqués à demi-mot ;
  • une irritabilité inhabituelle, des tensions qui montent dans l’équipe ;
  • une baisse de concentration, des erreurs à répétition ;
  • un collaborateur qui s’isole, se désengage ou multiplie les courtes absences.

Aucun de ces signaux ne permet de poser un diagnostic, et ce n’est pas le rôle du manager. Mais ils justifient une conversation, au bon moment et sur le bon ton.

Trois façons d’agir concrètement

Outiller les managers

Parmi ses recommandations, l’OMS conseille de former les cadres aux questions de santé mentale, pour les aider à percevoir la détresse émotionnelle de leurs équipes et à agir en conséquence, en développant notamment l’écoute active et une communication ouverte. Un manager qui sait accueillir une difficulté sans la minimiser ni s’improviser thérapeute installe un climat de confiance où l’on ose parler avant de craquer. C’est l’un des axes de notre programme Leadership Impact, qui associe formations, coaching individuel et challenges collaboratifs.

Former vos collaborateurs

Mieux comprendre ses propres réactions face à la pression, apprendre à gérer ses émotions et retrouver un rapport plus serein au stress : c’est tout l’objet de notre formation « Se libérer du stress », à retrouver parmi nos formations expérientielles. On y apprend en vivant l’expérience et en se mettant en situation, pour que le changement dure au-delà de la journée de formation.

Proposer une écoute professionnelle

Certaines difficultés ne se règlent pas en atelier collectif. Une cellule d’écoute permet à chaque collaborateur d’échanger, en toute confidentialité et en ligne, avec un coach ou un psychologue certifié. Pour beaucoup, c’est une porte d’entrée plus simple que de se confier à sa hiérarchie.

Commencer petit, mais commencer

Inutile d’attendre un grand plan pour bouger. Regarder de près l’évolution des absences courtes dans chaque service, ouvrir le sujet en comité de direction, demander aux équipes ce qui pèse le plus sur leur quotidien : ces premiers pas donnent déjà une image plus juste de la situation. Prendre soin de la santé mentale de vos collaborateurs, c’est aussi protéger leur engagement et la performance de toute l’équipe.

Vous souhaitez en parler pour votre entreprise ? Écrivez-nous, nous construirons ensemble une réponse adaptée à vos équipes.

Sources : Phénicia Conseil, « Ressources humaines au Maroc en 2025 : tendances, chiffres et défis RH » ; OMS, « La santé mentale au travail », aide-mémoire.

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